
Ce samedi 16 mai, l’Université de Mazenod ne parlera pas que de notes et d’examens. Sur le campus de Kintambo, avenue Kasa-Vubu, on lance officiellement le Centre des Droits Humains. Et pour l’occasion, on met les grands moyens.La journée s’ouvre avec une conférence inaugurale. L’idée est simple : sortir les droits humains des discours théoriques pour les ramener sur le terrain congolais. Justice, État de droit, liberté d’expression… Des sujets qui ne vivent pas que dans les textes de loi, mais dans la vie de tous les jours.Pour lancer le débat, l’université a réuni des profils qui ne parlent pas pour parler.

Madame Kikango Eugénie, Docteure en Droit Constitutionnel formée à la University of the Free State en Afrique du Sud, viendra partager son regard sur la gouvernance démocratique et la protection des libertés fondamentales. Elle connaît les défis du continent et compte bien dire pourquoi le Congo ne peut pas rester en marge.

À ses côtés, Maître Kemu Mubenga Gustave, avocat au Barreau de Kinshasa/Matete, apportera le côté pratique. Lui, il est dans les tribunaux. Il parlera de ce que ça veut dire défendre les droits humains quand les dossiers sont urgents, les pressions réelles, et les moyens limités. « Le droit, ça se vit dans les salles d’audience, pas seulement dans les amphithéâtres », résume-t-il.Derrière cette conférence, il y a une ambition : former une génération de juristes, de chercheurs et de défenseurs qui ne se contentent pas de réciter le code. Des gens capables de proposer des solutions concrètes aux problèmes de justice, de gouvernance et de droits humains en RDC.Étudiants, enseignants, avocats, membres de la société civile… Tout le monde est attendu. L’ambiance voulue ? Celle du dialogue franc, sans langue de bois. On pose les problèmes, on cherche des pistes, on s’engage.Pour l’Université de Mazenod, c’est plus qu’un événement. C’est le point de départ d’un travail de fond. Le Centre des Droits Humains veut devenir un espace permanent de réflexion et d’action. Rendez-vous donc ce samedi. Parce que parler des droits humains, c’est bien. Mais les faire vivre, c’est mieux.
candide kipulu
Merci pour cette confirmation.