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UNIKIN : Daniel Makiesse Mwanawanzambi défend une gouvernance stratégique pour renforcer la puissance géopolitique de la RDC‎Kinshasa, le 16 octobre 2026.

La République démocratique du Congo dispose d’immenses richesses naturelles, d’un vaste territoire et d’une position géographique stratégique au cœur du continent africain. Pourtant, ces atouts ne lui permettent pas encore d’exercer une influence à la hauteur de son potentiel sur la scène régionale et internationale. C’est autour de cette contradiction que s’est articulée la réflexion de l’ambassadeur Daniel Makiesse Mwanawanzambi, à l’occasion de la défense de sa thèse de doctorat, organisée ce vendredi 16 octobre 2026 au chapiteau de l’Université de Kinshasa (UNIKIN).‎Intitulée « Gouvernance prospective et stratégique, impératif pour la repotentialisation géopolitique de la RDC », cette recherche en sciences politiques et administratives met en lumière un enjeu majeur pour l’avenir du pays : comment transformer les nombreuses potentialités de la RDC en véritables leviers de puissance, de souveraineté et d’influence diplomatique ?‎À travers ce travail scientifique, le diplomate s’intéresse au rôle déterminant de la gouvernance dans la capacité de l’État congolais à anticiper les défis, à planifier son développement et à défendre efficacement ses intérêts stratégiques.‎Au-delà des richesses naturelles, la nécessité d’une vision stratégique‎La RDC possède d’importantes réserves de minerais stratégiques, des ressources hydriques considérables, une biodiversité exceptionnelle et une position géographique qui lui confère un rôle important dans les équilibres africains. Toutefois, la disponibilité de ces ressources ne suffit pas, à elle seule, à garantir la puissance d’un État.‎Pour Daniel Makiesse Mwanawanzambi, la question fondamentale réside dans la capacité des institutions congolaises à valoriser ces richesses, à les gérer efficacement et à les convertir en avantages économiques, politiques et diplomatiques durables.‎Cette approche met en évidence l’importance d’une gouvernance prospective, capable d’anticiper les évolutions géopolitiques, ainsi que d’une gouvernance stratégique orientée vers des objectifs précis et des résultats concrets.‎L’enjeu est donc de dépasser une gestion essentiellement tournée vers les urgences du moment pour inscrire l’action publique dans une vision cohérente, à long terme, fondée sur les intérêts fondamentaux de la nation.‎Une réflexion au cœur des défis actuels de la RDC‎Le sujet prend une dimension particulière dans le contexte actuel, marqué notamment par la persistance des conflits armés dans l’est du pays, les tensions avec certains États voisins et les rivalités internationales autour des ressources naturelles congolaises.‎Dans cet environnement complexe, la gouvernance apparaît comme un facteur essentiel pour consolider la souveraineté nationale, renforcer les institutions et améliorer la capacité de négociation de la RDC auprès de ses partenaires régionaux et internationaux.‎La réflexion développée dans cette thèse invite ainsi à considérer la puissance d’un pays non seulement à travers ses ressources naturelles, mais également à travers la qualité de ses institutions, la cohérence de ses politiques publiques et sa capacité à défendre ses intérêts dans les relations internationales.‎Faire des potentialités congolaises une véritable force nationale‎Au-delà de son caractère académique, cette recherche soulève une question fondamentale pour l’avenir du Congo : comment faire en sorte que les richesses du pays profitent davantage à sa population et contribuent réellement à son rayonnement international ?‎La réponse passe notamment par une planification stratégique rigoureuse, une meilleure coordination de l’action publique, une valorisation responsable des ressources nationales et une diplomatie capable de transformer les atouts congolais en partenariats mutuellement avantageux.‎La thèse de l’ambassadeur Daniel Makiesse Mwanawanzambi ouvre ainsi une réflexion sur la place que la RDC entend occuper dans les rapports de force régionaux et mondiaux.‎En définitive, le défi congolais ne consiste pas uniquement à posséder des richesses, mais à savoir les gouverner, les valoriser et les mobiliser au service de la souveraineté nationale. C’est toute la portée de cette réflexion sur la repotentialisation géopolitique de la République démocratique du Congo, un pays dont les ambitions internationales doivent désormais s’appuyer sur une gouvernance à la hauteur de ses potentialités.

Garant

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