
L’Université de Mazenod a vibré au rythme de son saint patron ce jeudi 21 mai. Mais ici, une fête patronale ne s’arrête pas à l’encens et aux chants. Après la prière, place à la joie.C’est Monseigneur Edouard Isango, l’un des trois évêques auxiliaires de Kinshasa, qui a présidé l’eucharistie en la chapelle du Scolasticat Saint Eugène de Mazenod, à Kintambo. Devant les autorités académiques, les professeurs, les religieux et une marée d’étudiants, l’évêque a confié “l’avenir et le devenir” de l’Université de Mazenod au Seigneur, par l’intercession de son fondateur. À quelques jours de la Pentecôte, Mgr Isango a invoqué sur toute la communauté éducative “la sagesse et l’intelligence, dons de l’Esprit-Saint”. “Oser grand comme le monde”Dans son homélie, l’évêque a rappelé l’héritage d’Eugène de Mazenod, fondateur des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée, mort le 21 mai 1861. “Le courage de saint Paul et la recherche de la vérité universelle : voilà ce qui habitait Eugène de Mazenod”, a-t-il souligné. Sa devise résonne encore aujourd’hui dans les couloirs de l’université : “Oser grand comme le monde”. Proclamer l’unité, chercher la vérité, prier ensemble. C’est l’ADN que le saint fondateur a légué à ses fils et à toute la famille mazenodienne.Mgr Isango a salué une communauté éducative unique : “Plusieurs congrégations religieuses, des laïcs, hommes et femmes, tous unis dans la recherche de la vérité et portés par la prière de Jésus.”

La cloche de la messe à peine éteinte, la chapelle a laissé place à la cour pour un moment de réjouissances très “bon enfant”. Au programme : des scènes de théâtre et des saynètes montées par les étudiants. Rires, applaudissements, costumes improvisés. Les autorités académiques, mélangées aux étudiants, ont partagé ce moment simple et fraternel. On a vu des professeurs esquisser un sourire complice devant les talents d’acteurs de leurs élèves. On a vu des novices oblats jouer aux côtés de laïcs. L’esprit de Mazenod, c’est aussi ça : une famille où l’on prie ensemble et où l’on rit ensemble. La fête de Saint Eugène de Mazenod à l’Université de Mazenod rappelle une chose : ici, on forme l’intelligence mais on cultive aussi la fraternité.

Entre les murs de Kintambo, on “ose grand comme le monde” dans les auditoires, mais on n’oublie jamais de célébrer, de créer, de vivre la joie d’être ensemble.
Comme l’aurait voulu le saint fondateur : unis pour chercher la vérité, unis pour la fêter.
Candide kipulu