
L’émotion était palpable ce jour devant l’Auditorat militaire. Des dizaines de membres du Comité National de Suivi des Actions du Président de la République, le CONASAP, se sont massés pour exiger que toute la lumière soit faite sur l’assassinat de leur coordonnateur de Limete, Olivier Kombe.Banderoles en main, calicots levés, messages de deuil brandis. Les militants sont venus dire leur colère. Pour eux, la mort d’Olivier Kombe à l’hôtel Beau Rêves, sur la 114ᵉ Rue Limete, n’est pas un fait divers. C’est un « assassinat lâche » qui ne peut rester impuni.Sur les visages, on lisait la douleur. Mais aussi la rage et la détermination. Plusieurs cadres du CONASAP ont pris la parole pour dénoncer l’insécurité qui gangrène Kinshasa. Braquages, agressions, assassinats. Les habitants de certains quartiers vivent dans la peur. Et malgré les réunions et les promesses des autorités, la criminalité urbaine continue d’inquiéter.

Devant l’Auditorat, le message du CONASAP était clair : il faut une enquête sérieuse. Transparente. Sans calcul. Pour eux, le dossier Olivier Kombe ne doit pas finir dans un tiroir. La famille du défunt attend des réponses. Ses camarades aussi.Les témoignages se sont enchaînés pour saluer la mémoire d’Olivier Kombe. On a parlé d’un militant engagé, d’un homme proche de sa base, toujours présent dans les activités citoyennes à Limete. Un relais fidèle de la vision du Chef de l’État, selon ses proches.Cette mobilisation tombe alors que Kinshasa a connu plusieurs affaires criminelles ces derniers mois. À chaque fois, les autorités judiciaires promettent des enquêtes rigoureuses et des sanctions exemplaires. Le CONASAP veut les prendre au mot.

Pour les membres du CONASAP, cette marche n’est qu’un début. Ils promettent de maintenir la pression jusqu’à ce que les auteurs soient arrêtés et jugés.

Leur slogan résonnait devant l’Auditorat : « Vérité et justice pour Olivier Kombe. »*
candide kipulu