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Kinshasa : Budget 2027 des Affaires coutumières, la conférence s’ouvre sur fond de méthode et de questions

‎La grande salle de réunion du Secrétariat général aux Affaires coutumières était pleine ce lundi matin. Directeurs, chefs de divisions, experts : tous ont fait le déplacement pour l’ouverture de la conférence budgétaire sous-sectorielle exercice 2027. Aux manettes, le Secrétaire général Augustin Mungimi Tiamweni, cravate ajustée, dossier sous le bras.‎‎ ‎Dès 11h30, Augustin Mungimi Tiamweni plante le décor. « Les prévisions budgétaires doivent être élaborées avec responsabilité, méthode et vision », lance-t-il. Pas de longs discours. Le ton est direct : « Ce n’est pas un exercice de style. C’est l’argent du contribuable. Chaque ligne doit répondre à un besoin réel de l’administration. »‎‎Il rappelle l’enjeu : dans un pays où les affaires coutumières touchent la terre, les conflits, la paix sociale, «la discipline budgétaire, c’est aussi la discipline de l’État ».‎

Juste après, le Directeur Administratif et Financier * Blanchard* prend le micro. Tableau projeté, feutre à la main. « On ne vote pas des chiffres pour faire joli », prévient-il. Il revient sur l’exécution 2025-2026 : taux d’engagement, retards de décaissement. ‎‎«Pour 2027, on passe au budget-programme. Fini le copier-coller. Chaque direction doit justifier chaque franc avec des indicateurs », martèle-t-il. Dans la salle, certains hochent la tête. D’autres notent.‎ 

Le Directeur d’Études et Planification enchaîne. Plus technique, mais tout aussi cash. « Planifier, c’est choisir. On ne peut pas tout faire. Il faut prioriser ce qui est nécessaire ».

4 jours pour convaincre  ‎Prévus du 11 au 14 mai 2026, les travaux vont disséquer chaque ligne. Analyse de l’exécution en cours, notions de budget moyen, définition des priorités 2027. Plusieurs facilitateurs sont annoncés pour coacher les équipes sur la planification axée résultats.‎‎En sortant, un participant résume l’ambiance : « On est venu pour du technique. On a eu du politique aussi. Tant mieux. Le budget, c’est les deux. »_‎‎Augustin Mungimi Tiamweni a conclu en appelant à « l’assiduité et au patriotisme ». Objectif : sortir d’ici avec des recommandations « concrètes et bénéfiques pour le bon fonctionnement du secteur ».‎‎Les Affaires coutumières veulent montrer qu’elles savent compter. Et compter juste.‎‎

Candide kipulu

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