
Kinshasa Secrétariat Général aux Affaires Coutumières. Ce matin, pas de grève. Pas de slogans. Juste des agents debout, calmes, avec des banderoles. L’Intersyndicale du Secrétariat Général aux Affaires Coutumières a organisé un sit-in devant le bâtiment. Une seule revendication au cœur : la prise en compte effective de la prime complémentaire. Dans la cour : Des visages, pas des numéros Ils sont venus en chemise, en pagne, en cravate. Des cadres, des huissiers, des secrétaires, des chauffeurs. Tous agents du secteur des Affaires Coutumières .

« Nous ne faisons pas du bruit pour faire du bruit », explique le Président de l’intersyndicale, micro en main. « Depuis des mois , nous travaillons. Nous rédigeons, nous organisons, nous tenons le secrétariat Mais à la fin du mois, une partie de notre dû ne vient pas. La prime complémentaire. »Une dame, 12 ans de service, ajoute : « On ne demande pas l’impossible. On demande ce qui a été promis. Ce qui est dans les textes. Avec ça, je paie le loyer de mes enfants. Sans ça, c’est difficile. »Une banderole résumait : « La coutume est respectée. Respectez aussi ceux qui la servent. »

« Nous aimons notre administration. C’est pour ça qu’on ne part pas. On reste ici, debout, jusqu’à ce qu’on nous écoute », conclut un jeune agent.Un mémorandum a été déposé à la hiérarchie. L’intersyndicale dit attendre une réponse dans les prochains jours. Elle promet de rester ouverte au dialogue.En attendant, la cour du Secrétariat reste occupée. Pas par la colère. Par l’espoir que l’État se souvienne de ceux qui font tourner l’administration de la coutume au quotidien.
*Cellule de Communication – Intersyndicale SG Affaires Coutumières*