
Lodja — Assistant Fiston Djonga Manekanga, de l’Institut Supérieur des Techniques Médicales (ISTM) de Lodja, a consacré son mémoire de DEA/DES en sciences de la santé aux obstacles liés à l’accompagnement clinique des stagiaires infirmiers à l’Hôpital Général de Référence de Lodja.Intitulée « Perceptions croisées des encadrants et stagiaires infirmiers concernant les obstacles liés à l’accompagnement clinique à l’Hôpital Général de Référence de Lodja : étude qualitative phénoménologique », cette recherche s’intéresse à une question essentielle : comment améliorer l’encadrement des stagiaires afin de favoriser une meilleure acquisition des compétences infirmières ?L’étude, qui constitue la première phase de ses recherches doctorales, avait pour objectif de comprendre les difficultés rencontrées dans l’accompagnement clinique et d’analyser les perceptions des différents acteurs de la formation pratique.

Les résultats mettent notamment en évidence la surcharge de travail, l’insuffisance du personnel, le nombre élevé de stagiaires, les difficultés liées aux ressources, la faible coordination entre l’institution de formation et les structures de soins ainsi que l’insuffisance de préparation pédagogique de certains encadrants.La recherche souligne également que certains comportements peuvent être interprétés différemment. L’hésitation ou le retrait d’un stagiaire peut être perçu comme un manque d’initiative par l’encadrant, alors qu’il peut traduire, chez le stagiaire, la peur de commettre une erreur, un manque de confiance ou la crainte d’être jugé.Pour Assistant Fiston Djonga Manekanga, l’accompagnement clinique ne doit donc pas se limiter à la transmission des techniques. Il doit intégrer les dimensions pédagogique, relationnelle et humaine de l’apprentissage.L’étude recommande notamment de renforcer la collaboration entre l’ISTM et les structures de soins, de former les encadrants à la pédagogie clinique, de clarifier les objectifs des stages, d’harmoniser les outils d’encadrement et d’instaurer un feedback régulier.

S’appuyant notamment sur les approches de Kolb et de Benner, cette réflexion considère l’expérience, la pratique et la réflexion comme des éléments essentiels dans la construction progressive des compétences infirmières.« On ne transforme pas automatiquement une expérience clinique en compétence : il faut un accompagnement, de la réflexion, de la pratique et un environnement pédagogique favorable », retient le chercheur.Cette première étude constitue ainsi le socle de la suite de ses recherches doctorales, qui porteront sur la conception participative, l’expérimentation et l’évaluation d’un dispositif destiné à améliorer l’accompagnement clinique, la supervision, le feedback et le développement progressif des compétences des stagiaires.

L’ambition est de contribuer à une formation infirmière plus structurée, plus humaine et mieux adaptée aux réalités des milieux cliniques, afin que chaque stage devienne une véritable expérience d’apprentissage et de construction de l’autonomie professionnelle.
Garant