
Kinshasa, 3 juin 2026 – Alors que le débat sur une éventuelle réforme constitutionnelle continue de diviser la classe politique congolaise, l’honorable Paul Babangu Wababu est monté au créneau pour défendre la nécessité d’adapter la loi fondamentale aux réalités actuelles de la République démocratique du Congo.Le député national élu d’Irumu, dans la province de l’Ituri, et président du Conseil d’administration de la CNSS, Paul Babangu, estime que la Constitution du 18 février 2006, élaborée dans un contexte particulier de sortie de guerre et de transition politique, ne répond plus pleinement aux défis auxquels le pays est confronté aujourd’hui.Pour l’élu national de L’irumu, le débat sur la réforme constitutionnelle doit être abordé avec sérénité et dans le respect des principes démocratiques. Il rappelle que « l’essence et la beauté de la démocratie résident fondamentalement dans la tolérance, la liberté d’expression, de pensée et d’action », soulignant que la réflexion engagée vise avant tout à adapter les institutions aux réalités contemporaines.Selon Paul Babangu, près de vingt ans après l’adoption de la Constitution actuelle, la RDC fait face à de nouveaux enjeux sécuritaires, politiques et géostratégiques qui nécessitent un cadre institutionnel plus adapté. Il cite notamment l’agression rwandaise à travers les rebelles du M23, l’occupation d’une partie du territoire national, les activités des ADF ainsi que la persistance de plusieurs groupes armés locaux.« Vingt ans plus tard, la donne a radicalement changé », affirme-t-il, estimant que ces menaces mettent en lumière les limites opérationnelles du cadre constitutionnel actuel.S’appuyant sur la pensée de Thomas Jefferson, troisième président des États-Unis, le député soutient que les constitutions ne doivent pas être figées mais évoluer avec les sociétés qu’elles encadrent. À ses yeux, aucune génération ne devrait imposer indéfiniment aux suivantes des textes qui ne répondent plus aux impératifs de leur époque.Au-delà des considérations juridiques, Paul Babangu inscrit la question constitutionnelle dans une logique de défense de la souveraineté nationale. Il estime que le pays a besoin d’« une Constitution de résilience, d’unité et de souveraineté », capable de renforcer l’État face aux défis sécuritaires et humanitaires qui frappent particulièrement l’Est du pays.Le député national Paul babangu, n’a pas manqué de répondre aux critiques formulées par certains opposants à toute réforme constitutionnelle. Selon lui, une partie de la classe politique privilégie une logique de conquête du pouvoir plutôt que la recherche de solutions aux problèmes auxquels fait face la nation. Il accuse également certains acteurs politiques de porter une responsabilité dans les crises qui ont affecté le pays au cours des dernières décennies.Pour conclure, Paul Babangu appelle à un débat ouvert et responsable sur l’avenir institutionnel de la RDC. Il estime que cette discussion doit se tenir sur le territoire national et devant le peuple congolais, principal concerné par les questions de gouvernance, de sécurité et de souveraineté.par ailleurs, ce dernier fait montré l’évolution du contexte national et international impose une réflexion approfondie sur les mécanismes institutionnels les plus aptes à garantir la stabilité, l’unité et la défense de la République démocratique du Congo.
Candide kipulu